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La généalogie, une passion à partager, avril 98, N. Masson

Par Jérôme Mermet Le 27 décembre 2006 55 lectures

La généalogie, une passion à partager, avril 98, N. Masson

C’est vers l’âge de 12 ans que le désir de faire revivre le passé familial m’est apparu. Je me souviens, questionnant ma grand mère Marguerite de Toul laquelle était ravie de me parler de sa jeunesse, ses parents, sa tante Justine et ses oncles dont elle ne savait précisément ce qu’ils étaient devenus. Ceci m’interpellait, sachant au fond de moi même que tous ces témoignages étaient précieux et risquaient un jour, s’il n’étaient pas conservés, de disparaître à jamais avec leurs auteurs. Il est vrai que l’écriture est un bon moyen de garder la trace du passé et de notre culture. Je m’étonnais que l’on puisse aussi rapidement perdre la trace de sa famille proche et me promettais, grâce à mes recherches, de la retrouver.

Dès lors, débutait une nouvelle passion, la généalogie qui ressemble fort à une enquête consistant à partir du connu pour aller vers l’inconnu : tout d’abord des témoignages oraux recueillis ça et là puis de vieilles photos conservées dans des boites à biscuits, quelques lettres et vous voilà parti à l’assaut de votre histoire. Tel Sherlok Holmes, l’enquête est un travail de terrain où il faut sillonner les routes, de mairies en mairies avec la bonne ou mauvaise volonté du secrétaire ; mais quelle joie après quelques heures d’épluchage des registres de l’état civil où enfin vous trouvez le renseignement recherché.

Il s’agit d’un travail de patience et plus on remonte dans le temps, plus le travail est long car l’état civil n’existe en fait que depuis 1793 (création révolutionnaire). Antérieurement, les registres de baptême, de mariage et de décès étaient tenus par les curés et ceux de ces documents qui ont pu traverser les aléas du temps sont aujourd’hui conservés au archives départementales.

Néanmoins, l’état civil n’est pas la seule source de renseignements pour effectuer des recherches ; les minutes des notaires, des juridictions ou les dossiers de personnel etc... peuvent également apporter des informations précieuses.

Enfin l’échange de renseignements est une aide capitale : mes investigations aux archives départementales m’ont fait rencontrer par hasard une dame dont une partie des recherches portait sur les Mermet ; cette personne très férue de généalogie ancienne a pu m’aider à décrypter certains actes et ses propres recherches l’ont amenée au même village que celui de nos ancêtres. De même, j’ai pu rentrer en contact avec maître Robert MERMET, avocat à la cour de Paris qui m’a communiqué des renseignements intéressants sur ses investigations.

Plus proche de nous, un des intérêts de ce journal serait aussi de pouvoir échanger des informations sur ce que l’on sait de tel ou tel ancêtre commun. Si par exemple vous détenez dans vos archives familiales des documents et photos anciennes, n’hésitez pas à m’en faire part car ceci peut agrémenter les recherches qui seront progressivement publiées dans "Mermet de Lorraine". De même qui pourrait nous parler aujourd’hui du grand père Théophile ou de la grand mère Eugénie et des témoignages qu’ils ont pu laisser sur leur vie et leurs origines ?

Ainsi, l’information éparpillée avec le temps pourrait revivre et se diffuser grâce à cet échange.

Norbert Masson
42 avenue Perdrigé
93360 Neuilly Plaisance