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Mermet vous avez dit Ducret, sept. 98

Par Jérôme Mermet Le 27 décembre 2006 45 lectures

Mermet vous avez dit Ducret, sept. 98

HISTOIRE DE NOS ORIGINES


La généalogie permet de connaître ses racines géographiques, sociologiques, bref son histoire. Elle consiste à établir des liens de filiation grâce aux traces que nous ont laissées nos ancêtres par le biais de l’état civil principalement. Nous sommes tous biologiquement descendants d’un père et d’une mère et notre système séculaire veut que les enfants portent le nom de leur père ; le nom fait partie de notre patrimoine, il est une marque d’appartenance à une famille, à une histoire voire à des traditions.

La transmission héréditaire du nom de famille remonte en France au moyen âge (14ème siècle) ; auparavant, chaque individu était nommé d’une façon spécifique et le nom de famille n’existait pas ou peu. L’identification se faisait par le prénom emprunté à la liste des saints et par le nom qui venait souvent d’une particularité physique, sociale ou géographique.

Au moment où le nom est devenu héréditaire, sa transmission par le père s’est imposé dans nos sociétés où tout le système juridico-politico-guerrier reposait sur l’homme et non sur la femme.

Cependant comme toute règle a ses exceptions, il est des cas dans l’histoire des familles où le nom a pu se transmettre par la mère.

Nous pouvons retrouver trace de cela dans l’ascendance de notre famille Mermet puisque Etienne, né à Montanges en 1673, était fils naturel de Louyse Mermet Barbier qui a eu cet enfant très jeune sans être mariée ; c’est d’ailleurs le seul enfant qu’elle ait eu, vraisemblablement marquée par cet événement qui à cette époque était souvent synonyme de honte et d’exclusion. Néanmoins, l’enfant né le 27 septembre 1673 a été baptisé le 30 septembre (voir acte de baptême ci-après). Bien que Louyse avait des frères et soeurs, les parrain et marraine de l’enfant ne furent pas des gens de la famille alors qu’à l’époque, il s’agissait toujours des oncles et tantes du nouveau né.

Chose extraordinaire, Louyse a déclaré sous serment le jour du baptême, le nom du père de l’enfant : Roland DUCREST, habitant la paroisse voisine. Celui-ci a néanmoins nié être le père, s’est opposé à la déclaration de Louyse et n’a pas voulu reconnaître l’enfant.

Et voilà comment notre famille Mermet aurait pu en réalité s’appeler Ducrêt. Alors vive les familles d’exception !!