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Montanges mon village , mai 99

Par Jérôme Mermet Le 27 décembre 2006 243 lectures

Montanges mon village , mai 99

Au fil des numéros de notre journal, nous découvrons peu à peu l’histoire récente et ancienne de notre famille. Au 17ème siècle nos ancêtres menaient une vie de montagnards, laboureurs l’été et peigneurs de chanvre l’hiver. Notre premier ancêtre connu (Pierre Mermet Barbier), vivait en 1650 à Montanges comme laboureur et avait quatre enfants. Cet article nous fait connaître son village.

MONTANGES se situe dans le Bugey, à l’est du département de l’Ain, à quelques kilomètres de la frontière suisse, sur un plateau au sud du massif jurassien. Le village compte aujourd’hui 250 habitants et se situe à une altitude de 602 mètres. Le territoire de la commune (13 km2), varie néanmoins de 500 m d’altitude au pont des pierres sur la Valserine à 1090 m sur la ligne de crête de Cruchon.

La tradition orale fait remonter les origines de Montanges à l’apparition de l’Archange St Michel sur une roche dominant la combe * du Collet où l’on aurait distingué l’empreinte de son pied dans le calcaire « Mont de l’ange », légende à rapprocher peut être des origines du village voisin, Chatillon en Michaille. Beaucoup plus probablement, Montanges viendrait du bas latin « Montangus » : petite montagne.

Le village apparaît au moyen âge dans les archives des abbés de Nantua ; l’abbaye de Nantua propriétaire des terres de la paroisse, percevait des droits féodaux. A la suite de rivalités avec l’abbaye voisine de Chezery, le village a été brûlé par deux fois en 1238 et 1350. Une partie de l’église date du 12ème siècle et elle a subi de nombreux rajouts au 17ème et 18ème siècle ; la forme de son clocher est typique du haut Jura.
Un château a été construit en 1584 et habité par la famille MERMETY, seigneurs de Montanges et de Montarfier (originaires du Jura). Les descendants Mermety vont l’occuper jusqu’au milieu du 19ème siècle ; il est ensuite propriété d’une famille d’Oyonnax jusqu’en 1961. En 1980 il est racheté par Mr et Mme Touyère qui vont le sauver par d’importants travaux de restaurations.
En 1600 le Bugey ainsi que la Bresse et le Valmorey qui avaient été cédés au Duc de Savoie en 1559, reviennent à Henri 4 ; Montanges se retrouve en terre de France. La région est ensanglantée en 1640 par la guerre que se livrent les cuanets espagnols de la Franche comté et les gris français dont l’un des chefs (Berrod) est originaire de Montanges.

Economiquement, le territoire de la commune est composé à 45% de forêts et 20% de terres

cultivables (blé). Plusieurs Hameaux dépendent du village : le hameau de Fay (6 foyers), de Ruty, le Cretet et au sommet : Echazeau où une colonie de vacances « la bande joyeuse » est implantée (une centaine d’enfants en été et stages de ski en hiver) ; enfin au hameau de Trebillet se trouve implantée une fromagerie Entremont où des caves d’affinage permettent d’y traiter plusieurs qualités de fromages à pâte cuite : le comté, l’emmenthal et le Beaufort ; cette usine emploie environ 350 personnes.
Un effort collectif d’embellissement de la commune a permis à Montanges d’obtenir plusieurs prix départementaux au concours des villes et villages fleuris. Au niveau national elle obtint le 4ème prix en 1977, le 3ème en 1978 et le 1er prix national en 1979 et 1980.

Une autre curiosité touristique est constituée par le Pont dit du Moulin des pierres, ouvrage d’art édifié en 1912 pour traverser la Valserine et livrer passage au tram de Bellegarde à Chezery. Ce pont comporte un arche unique de 80 m de long et 60 m de hauteur. Avant sa construction, un moulin se trouvait en dessous et il y a plus d’un siècle, un soir, un craquement sinistre se fit entendre dans la colline suivi bientôt d’un bruit effroyable. D’énormes roches séparées du massif roulaient en se brisant avec fracas jusqu’au fond de la Valserine en écrasant le moulin.
Alors si vous avez l’occasion de parcourir la région, prenez la nationale 84 après Nantua, puis la départementale 14, Montanges est à 4 km en Amont et vous attend avec ses fleurs ; mais attention aux pierres qui roulent.