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Naissance d’une famille touloise, avril 98, Yvette Mermet

Par Jérôme Mermet Le 27 décembre 2006 75 lectures

Naissance d'une famille touloise, avril 98, Yvette Mermet

Yvette
MASSON née MERMET nous relate un épisode de la vie de
ses parents lors de leur installation dans le toulois.


Après quelques pérégrinations qui les menèrent successivement de Toul à Bulligny puis à Vrigne aux bois et de nouveau à Toul, les époux Mermet rêvaient de stabilité et pourquoi pas, de devenir propriétaires.

Depuis leur retour des Ardennes, installés rue Jeanne d’Arc en plein cœur de Toul, dans un petit logement pas très ensoleillé, ils souhaitaient vivre à la périphérie de la ville afin de faire profiter à leur petite famille, de l’air pur, du soleil et d’un grand jardin.

Après bien des recherches, l’endroit fut enfin trouvé au pied du Mont St Michel, faubourg St Mansuy à deux pas de Toul. Quelques arbres fruitiers, mirabelliers, pruniers, poiriers agrémentaient le grand terrain de 10 ares dont la partie du haut allait servir à la construction. Avec courage, les nouveaux propriétaires s’attaquèrent au défrichage et commencèrent à jardiner un peu avant que la construction ne prenne tournure.

Depuis de longues années, Marguerite et Victor désiraient aussi un troisième enfant, mais, on ne sait pourquoi, cela n’accrochait pas malgré toute l’ardeur qu’ils mettaient à la tâche ! Un troisième..... cela arrangerait bien les choses "pour le prêt de la maison" en dehors du fait que l’on voulait vraiment agrandir la famille.

Les aînés, Suzanne et René allant déjà sur 9 et 7 ans, Victor fit la demande de ce prêt malgré tout, mais l’organisme lui répondit qu’avec seulement deux enfants, il n’y avait pas droit. Alors il prit sa plus belle plume et répondit que "lorsqu’on veut des poules, il faut d’abord construire le poulailler".

On reconnaît bien là son origine paysanne dans le fond et dans la forme ! Mais cela fit son effet et le prêt lui fût accordé.

Et.......miracle, oh, un tout petit miracle Monseigneur, une petite fille de 5 livres naquit le 1er janvier 1932 dans la jolie maison neuve où l’on venait d’emménager peu de temps avant.

En ce début d’année froid et neigeux, alors que la Lyre touloise donnait son aubade au conseiller municipal Victor Mermet, le miracle s’est bien produit qui fût d’aller couper sans dommages à l’intérieur, le cordon ombilical entouré deux fois autour du cou du bébé qui mettait du temps à naître et était passablement cyanosé lorsqu’enfin il apparut. Qu’on se rassure, l’enfant n’eut pas de séquelles ! Elle le doit incontestablement à l’adresse de Justine Mansuy, vieille sage-femme expérimentée qui mît au monde bon nombre d’enfants du secteur Toul-Ecrouves. A cette époque, une trousse médicale, du courage, de l’esprit d’initiative, un vélo, suffisaient pour s’occuper des parturientes. Peu d’accidents en vérité ; la preuve cette petite Yvette Justine ainsi prénommée en deuxième position, puisque cette sage-femme en exprima le désir, étant la tante de la maman.

Aujourd’hui ce deuxième prénom que je n’aimais guère durant ma jeunesse est revenu à la mode et je l’aime dorénavant beaucoup plus car il signifie "justice" et je pense qu’avec la fraternité et l’amour de son prochain, c’est incontestablement ce qui devrait rendre le monde meilleur.